Une innovation qui valorise l'épargne, supprime les intermédiaires, et qui a pour vocation de restaurer votre pouvoir monétaire.
Imaginez un compte que vous contrôlez seul, avec de l'argent qui gagne en valeur au fil du temps. Pas de frais de gestion, accessible 24h/24 y compris les week-ends et jours fériés, sans intermédiaire et depuis votre téléphone. C'est l'essence de Bitcoin : une monnaie numérique inventée en 2009 par "Satoshi Nakamoto", conçue pour redonner le pouvoir aux individus face aux systèmes financiers traditionnels.
Et depuis 2009... Bitcoin n'est plus une curiosité : c'est un actif adopté par des particuliers, mais aussi par des nations, des institutions et des entreprises. Le Salvador en a fait une monnaie légale en 2021, boostant son économie locale. Aux États-Unis, un décret exécutif signé par Donald Trump a créé une "Strategic Bitcoin Reserve", visant à préserver les BTC détenus comme actif de réserve. De plus en plus d'entreprises allouent une partie de leur trésorerie à Bitcoin. Parmi elles, on peut retrouver Strategy, Tesla, Space X, Figma, Strive, Trump Media, Coinbase, etc. D'autres géants institutionnels comme BlackRock et J.P. Morgan misent aussi sur Bitcoin par le biais de produits boursiers.
Pourquoi Bitcoin est de plus en plus adopté ? Parce qu'il se base sur trois caractéristiques simples et puissantes :
Une offre maîtrisée et limitée à 21 millions de BTC.
Bitcoin repose sur un réseau décentralisé de "nœuds".
Divisible, facilement accessible et échangeable.
Bitcoin est une réserve de valeur par son offre limitée : il n'y en aura jamais plus de 21 millions. Cette rareté programmée dans son code évite l'inflation infinie des devises fiat, imprimées par les banques centrales pour financer des dettes ou stimuler l'économie.
Le halving est le mécanisme clé : tous les 210 000 blocs minés (4 ans environ), la création de nouveaux Bitcoins est divisée par 2 (suite à la division par 2 des récompenses pour les mineurs). Ce qui en ralentit progressivement l'émission, rendant Bitcoin de plus en plus rare au fil du temps.
Bitcoin est décentralisé par essence : pas de banque centrale ou d'institution unique au contrôle. Au lieu de ça, un réseau global constitué de nœuds (programme tournant sur les ordinateurs sécurisant le réseau), qui permet de valider chaque transaction en temps réel, et d'être vérifiable sur un registre partagé et immuable.
Ce qui permet cette décentralisation, ce sont les mineurs, qui utilisent de la puissance de calcul pour résoudre des calculs mathématiques (Proof-of-Work), et ainsi sécuriser les transactions, tout en étant récompensés par les nouveaux Bitcoins.
Bitcoin a été conçu comme une monnaie souveraine et fluide : divisible, portable individuellement, et rapide. Chaque BTC est fractionnable en 100 millions de satoshi (unité minimale), rendant possible les micro-paiements, sans seuil bancaire.
Sa portabilité repose sur la clé privée (un "mot de passe maître"), qui permet de détenir et transférer ses fonds via une application ou un portefeuille physique, sans intermédiaire.
Les transactions peer-to-peer (pair-à-pair) sont validées en une dizaine de minutes avec des frais faibles, et le Lightning Network (couche 2 de Bitcoin) permet des paiements quasi instantanés et quasi gratuits (<0,01 €) pour un usage au quotidien.
Pour approfondir sa triple dimension de monnaie, de réserve de valeur et de réseau décentralisé, explorons comment le Bitcoin se mesure à l'or, réserve de valeur historique et aux monnaies fiat inflationnistes.
Bitcoin excelle là où l’or et les monnaies fiat échouent, combinant rareté, portabilité et transparence. Mais malgré ses atouts, il exige une approche prudente face à trois défis. D'abord, sa volatilité : des chutes de -50 % à -70 % (comme en 2022) sont possibles, tout comme les périodes haussières, rendant toute approche court terme risquée. Ensuite, la sécurité repose sur vous : une clé privée perdue ou volée (scam, hack) signifie des fonds irrécupérables, sans recours bancaire possible.
Enfin, régulations et fiscalité freinent l'usage quotidien. En France, les plus-values sont taxées à 30 % (PFU), avec abattement sous 305 €. Les échanges crypto-crypto échappent à l'impôt, mais toute conversion en euros déclenche la fiscalité, décourageant les paiements courants.
Bitcoin connaît une adoption rapide, soutenue par des acteurs majeurs tels que BlackRock et des initiatives gouvernementales aux États-Unis. Pourtant, il demeure piégé dans un rôle de réserve de valeur : les cadres réglementaires et fiscaux, comme en France où les taxes sur les plus-values entravent son usage.
Cette barrière révèle en réalité une course profonde entre le système de monnaie fiat, dépendant d'une dette colossale (financée par une consommation soutenue, une inflation contrôlée et l'impression monétaire), et Bitcoin, dont la rareté expose ces différences. Les États-Unis l'intègrent activement, renforçant ainsi leur leadership financier, tandis que l'Union Européenne adopte une posture plus conservatrice, le reléguant au second plan, par attachement à un modèle reposant sur l’émission monétaire.
Bitcoin serait-il "sans aucune valeur intrinsèque" comme l'affirme Christine Lagarde (présidente de la BCE), une menace pour le système monétaire qu'elle gère ? Ou ne serait-il pas la "mise à jour", nécessaire pour notre économie (comme semblent le penser les Américains) ?
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